Déguisement Acte III : La robe de la Reine des Neiges
Hou là là, presque trois semaines sans rien poster... C'est mal !!
Mais en ce moment, la thématique locale c'est plutôt enduit, ponçage, sous-couche, peinture, rangement, tri dans les placards (vous savez, le truc qu'on remet toujours au lendemain) et nettoyage de la poussière qui s'infiltre partout. Et puis aussi re-nettoyage de la poussière qui s'infiltre partout, parce que bien entendu, on a oublié qu'il faudrait bien deux quatre couches d'enduit (et autant de ponçages hin hin hin...) pour bien fignoler.
Le tout sans en faire trop non plus car je ne voudrais pas que MicroPoulette arrive trop en avance à force que sa mère indigne s'agite avec ses rouleaux et ses pinceaux à 15 jours du terme (non, non pas la peine de me faire la morale, j'en ai assez autour de moi qui s'en chargent, ne vous inquiétez pas !).
C'est pas encore fini, mais ça avance bien ! On a déjà une belle cuisine toute neuve, un bureau remeublé et une chambre d'enfant à l'espace optimisé. Reste le point noir de la salle de bain avec ce put... de plafond de m... qui cloque et fait des bulles dans l'enduit rageusement amoureusement déposé par l'Homme. Surtout que Madame, qui n'en n'a jamais assez, a décidé entre-temps que le lambris, ça faisait sombre et vieillot et que ça serait top tendance de le peindre dans des tons clairs (oui bah fallait pas me laisser aussi longtemps devant l'émission de Stéphane Plazza, voilà ! Et pis d'abord, je suis enceinte, je fais ce que je veux, j'ai le droit d'avoir des caprices).
Bon, c'est pas tout ça, mais bien que je ne doute pas que le récit de ma trépidante petite vie soit des plus passionnant, il serait temps de revenir à nos moutons. J'ai réalisé que je ne vous avais finalement pas montré la robe de carnaval réalisée pour MaxiPoulette cette année (et ce malgré un suspense que j'ai fait monter sans la moindre honte. C'est très mal...).
Donc tadaam !! La voilà, cette fameuse robe !!

Vous aurez reconnu sans peine la robe de la Reine des Neiges, issue du libre Les Contes de Fée Intemporels de Citronille. Taillée en 8 ans dans de la Suedine, le tombé est superbe !

Comme beaucoup d'autres, j'ai mis un moment à retrouver les pièces du patron sur les planches puis à comprendre comment elles s'assemblaient, mais finalement, ça l'a fait. Le plus gros problème a été au moment de reporter sur le tissu car le métrage était insuffisant, alors que j'avais quand même 50 cm de long en plus que prévu et une largeur de 150 au lieu des 140 préconisés... La jupe ne rentrait ni dans la largeur, ni dans la longueur... Du coup, j'ai dû procéder à quelques ajustements...

J'ai réduit la longueur de la jupe devant de 1,5 cm en priant que je pourrais jouer sur la hauteur d'ourlet.
La jupe dos a été réduite de 3 cm en longueur pour coïncider avec la jupe devant (ne me demandez pas pourquoi elles ne s'ajustaient pas sur le patron...) et de 15 cm en ampleur (ah oui, quand même !). Pour cela, j'ai gardé la même largeur au niveau de la taille et j'ai réduit la largeur au bas de la jupe.
J'ai réduit l'ampleur des manches de 16 cm et j'ai dû les tailler en sens inverse du poil, parce que sinon, ça ne rentrait pas (mais ouf, ça ne se voit pas au final !).

Pour le reste, pas de soucis particulier, sauf pour l'ourlet en bas qui m'a posé problème car vu l'évasement de la jupe, ça faisait des plis pas terribles. Enfin, c'est sur l'envers... L'idéal aurait sans doute été de faire un ourlet roulotté mais pour ça, il m'aurait fallu une surjeteuse et j'en ai pas (oui, oui, y'a un message !...).
Côté customisation, j'ai ajouté un galon avec des perles en forme de petits glaçons à la taille et autour de l'encolure j'ai appliqué des strass thermocollants violets et blancs Ki Sign achetés au salon de l'Aiguille en Fête. En revanche, je n'ai pas mis de flocons, car finalement, la belle n'en voulait plus. Enfin, pour le col, pas de modifications majeures, sauf que j'ai réalisé une bride élastique pour faciliter le boutonnage.

Dernière remarque : le patron taille un peu grand, mais il faut dire que je fais des marges de couture plus étroites que celles indiquées par Citronille. Et sinon, j'ai trouvé que le corsage était un peu court, si c'était à refaire, je rajouterais 2 ou 3 cm de plus en longueur.
Mais au final, ça l'a fait, et je vous montre comment MaxiPoulette a pavoisé au Carnaval, avec sa belle robe ET sa belle cape. Elle a fait des envieuses !... Et moi, elle m'a permis de rencontrer des mamans couturières qui ont tout de suite repéré le modèle et de partager ma passion avec d'autres copines en local. Et ça, c'est cool !

The fiche technique :
- Modèle: Robe de la Reine des Neiges (Contes de Fée Intemporels, Citronille)
- Taille: 8 ans, pour ma grande Maxipoulette de 6 ans et demi (qui met du 8 ans du commerce). Ca taille un peu grand.
- Modifs: Réduction de l'ampleur des manches et des jupes dos et devant, ainsi que de la longueur des jupes, pour que ça rentre dans le métrage que j'avais. Ajout de strass autour de l'encolure et d'un galon à perles à la taille. Col fermé par une bride élastique.
- Tissus: Suédine blanche achetée aux Tissus Reine, Voile de coton pour la doublure acheté une bouchée de pain chez Toto et fourrure synthétique blanche à poils longs achetée au Marché St Pierre.
- Mercerie: Joli bouton, galon, fils et élastique de chez ma mercière. Strass thermocollants de chez Ki Sign.
- Mon avis: Le rendu du modèle est magique et fait rêver ! Le tombé avec la suédine est très sympa et permet d'éviter de rajouter un jupon (et en plus, c'est facile à travailler). Il n'en reste pas moins que comme souvent, les indications de Citronille sont farfelues et réservent de bien mauvaises surprises : le patron toujours très difficile à déchiffrer, le métrage indiqué très insuffisant qui oblige à adapter le tracé du patron, beaucoup de coutures à la main pour les doublures et des modèles toujours un peu trop larges et un peu trop courts. Heureusement que les Citrocopines sont là et que le sourire de la princesse au vu du résultat font oublier les déconvenues...
Bol d'air à Fréhel
Me voilà de retour après une semaine de vacances au grand air froid du côté du cap Fréhel. On voulait changer d'air et bénéficier du bon air marin pour évacuer tous les méchants virus qui s'attardaient chez nous. Et pour avoir de l'air, on en a eu...
Mais avant tout, laissez moi vous présenter notre location.
Nous avions choisi Ker Julie, belle batisse ancienne, datant de 1838, mais parfaitement rénovée. Disponible à la location sur le site Gite de France ici.
Une grande cuisine et un vaste séjour au rez de chaussée, et à l'étage, trois jolies chambres, très spacieuses et une salle de bain à la fois fonctionnelle et de caractère.
Et puis, une immense cheminée, dans laquelle on aurait pu entrer tous les quatre en entier !
Je vous recommande l'adresse ! Michèle et Louis se mettront en quatre pour vous accueillir et pour que votre séjour soit parfait. Un exemple ? Le far breton pour nous accueillir, c'était vraiment très très sympa !
La maison était nickel, son seul défaut étant qu'elle est plutôt froide, ce qui fait que soit on se caille un peu, soit on dépense des fortunes en chauffage. Mais bon, l'était pas sensé faire 5°C à la mi-avril, non plus. Sinon, beau jardin, location très bien équipée, literie nickel, beaucoup d'espace, et bien située, à quelques minutes des plages et du cap Fréhel, et à une distance raisonnable de spots touristiques (St Malo à 30 min par exemple, Dinan à 20 min, et le Mont St Michel à 1h).
D'ailleurs, on ne s'est pas privé pour en profiter...

On a fait le plein de plages, de sable et de belles lumières (et d'eau... ahem... mais avec un bon parapluie...).

On a révisé nos pâtés et nos châteaux de sable...

On a fait de magnifiques randonnées sous un ciel bleu sublime LE jour où il a fait beau

On est allé admirer et toucher la faune local à l'aquarium de St Malo

Et on est allé tester notre résistance au vent force 7 au cap Fréhel LE jour de la tempête...
(Résultat : c'est la tempête qui a gagné... on a rapidement rebroussé chemin et admiré la mer toute blanche, les embruns et les vagues en furie depuis la voiture (oui, je sais, nous sommes de vrais aventuriers...)
Et on a, bien entendu, fait le plein de mégas apéros devant la cheminée, de fruits de mer et de crêpes !
Bref, un séjour aéré et varié qui nous a bien changé les idées, qui nous a remis en forme et donné l'occasion de pas mal d'activité, malgré mon gros gros bidon. Et vous voulez que je vous donne la cerise sur le gâteau ? Nous avons laissé nos deux poulettes chez leurs grand-parents à Rennes au retour et nous voilà à l'orée d'une belle semaine en amoureux. Travaux et bricolage au programme, mais pas que...
Je vous souhaite une belle semaine !
Cachettes et chocolats
Ce matin, les cloches n'ont pas chômé !
Trouver des cachettes, faciles et moins faciles...
Se dépêcher pendant que les deux poulettes barbottent dans le bain...
Jouer avec le mobilier local... Harmoniser les couleurs pour mieux dissimuler...
Glousser interieusement à l'idée de certaines cachettes particulièrement tordues...
Les cloches se sont bien amusées !

Et quelques (dizaines) d'oeufs en chocolat plus tard...
Avant...
On est fin prêts ! Lâchez les fauves...

Dans le feu de l'action...
Ca s'amoncèle, ça s'accumule...

Tu chauffes, tu brûles...
Tout était bien là: l'excitation de la découverte, la frénésie de l'accumulation, le mystère des cachettes plus difficiles, la joie toute simple de la surprise...
Et au final, je pense qu'on peut dire que la récolte a été juteuse cette année encore...
Joyeuses Pâques à tous !!
Lectures du mois d'Avril
Maintenant que je suis en congé mater, je dévore des pages et des pages, lors de mes petites siestes de l'après-midi notamment. En plus, ma copine Tynn a eu l'idée royale de m'envoyer son best-off lecture, autant dire que j'ai de quoi voir venir car j'avais déjà moi-même une petite liste d'idées (d'ailleurs, je crois que je peux envisager des triplés après MicroPoulette si je veux avoir le temps de tout dévorer ;-)).
Alors, j'avais envie de vous faire partager mes impressions de lecture chaque mois. Après les cinq livres lus en mars, en voici trois autres pour commencer avril.
Le Coeur Cousu, de Carole Martinez
C'est un livre à l'ambiance très particulière, qui crée un univers mystérieux et captivant, et dont l'histoire est difficile à raconter. Le lecteur suit le parcours d'une lignée de femmes qui se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse, dotant sa propriétaire de pouvoirs mystérieux et d'un don unique. La première de ces femmes, Frasquita, y découvre des fils et des aiguilles et devient une couturière très particulière. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang, qui la conduira, elle et ses enfants, aux portes du désert.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance plutôt étrange et l'univers unique que l'auteure crée dans ce premier roman et qui sait vous accrocher tout de suite. L'histoire ménage plein de rebondissements, tout en restant dans cet univers plutôt sombre et mystérieux à la fois. Le genre de livre qui vous attache de plus en plus au fil des pages, qu'on termine à regret et qui vous poursuit longtemps.
Le Goût des Pépins de Pommes, de Katharina Hagena
A la mort de Bertha, ses trois filles et sa petite-fille Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu'elle va en faire. Au départ, elle n'envisage pas de la conserver, mais à mesure qu'elle se redécouvre chaque partie de la maison et du jardin, les souvenirs remontent et l'amènent à reconstituer l'histoire familiale et lui révèlent un attachement qu'elle n'imaginait pas.
J'attendais beaucoup de ce roman dont j'avais lu du bien à plusieurs endroits et je dois dire que j'ai été un peu déçue. Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire que j'ai trouvé plutôt longuette et sans vraiment d'intérêt. Certes, l'atmosphère des anciennes demeures oubliées que l'on retrouve est bien retracée, et qui ne fantasme pas sur l'idée d'hériter d'une de ces belles maisons de famille où on a tant de souvenirs d'enfance, visuels, auditifs ou olfactifs, mais j'ai trouvé qu'à bien des endroits l'histoire n'avançait pas et je n'ai pas bien compris vers quoi le roman tentait d'emmener son lecteur. Je n'ai pas eu de mal à le lire, mais je l'ai refermé en restant un peu sur ma faim.
Les Déferlantes, de Claudie Gallay
Ah ! Voici un roman très particulier ! Je dois dire que j'ai mis longtemps à rentrer dedans. J'ai dû mettre plus d'une semaine à lire les cinquantes premières pages, et seulement quatre jours à lire les 500 autres !! Il faut un moment pour s'imprégner et apprécier l'atmosphère assez âpre du livre et les personnages plutôt cachés et compliqués de ce roman. L'histoire semble se dérouler très lentement, sans qu'on sache bien vers quoi on va. Et puis, au fil des pages, on s'accorde au rythme lent de cette histoire qui oscille sans cesse entre ombre et lumière, on apprécie les personnages qui pour une fois ne sont pas caricaturaux et le côté si réaliste de l'écriture et du tempo.
L'histoire en elle-même est bien construire. La narratrice, employée par le Centre ornithologique, est venue à la Hague pour compter les oiseaux et petit à petit, elle s'est fondue dans le paysage, se faisant accepter par les habitants de cette région âpre et sauvage à la fois. L'arrivée de Lambert va réveiller le passé et les secrets de ce village...
Au delà des lourds secrets qui pèsent sur ce village de la Hague et qu'on découvre et comprend peu à peu, presque à la façon d'un polar, le roman nous invite à une réflexion sur les choix de vie qui permettent ou non de rebondir, sur le changement, sur le renouveau après la souffrance, sur le vide affectif et l'absence. Un roman qui m'aura finalement prise aux trippes et qui m'est resté dans l'âme pendant longtemps. Peut-être pas un coup de coeur passionnel, mais une vraie rencontre littéraire qui se déguste !
Et vous, vous avez lu ? Vous avez aimé ? Ces livres là ? D'autres ?
Sur mes aiguilles...
Puisque le printemps est là...
Et que j'émerveille des toutes premières fleurettes qui s'ouvrent sur ma terrasse...
Mais que les matinées et les soirées sont toujours bien fraîches...
Voilà ce que j'ai mis sur mes aiguilles :
Une tuerie de légèreté, de moelleux, de douceur et pourtant ultra chaude, cette Kid Silk Haze de Rowan, achetée ici
Un très joli point tout en délicatesse, mais faut avoir fait Polytechnique pour en venir à bout, assez complexe (pas terrible devant la télé, donc), mais qui monte vite.
Une ode aux petites pâquerettes du printemps en somme...
C'est la quille !!
Aujourd'hui, c'était une journée très spéciale !
J'ai pris mon petit déjeuner au soleil pendant une heure et demie, avec mon bouquin à la main...
J'ai blogué une bonne partie de la matinée...
J'ai dégusté une salade composée toute pleine de fraîcheur pour le déjeuner...
Je me suis offert une après-midi de balade dans le vieux Versailles...
J'ai acheté quelques coupons de tissus dans une jolie boutique...
J'ai profité de déhambuler sous le soleil radieux et l'air tout juste à la bonne température... sans manteau ni écharpe
J'ai craqué sur quelques petites tenues estivales pour mes poulettes...
Je me suis même payé le luxe de m'offrir une glace délicieuse chez un glacier de tradition...
Mais alors quoi ? Tu avais posé une journée de RTT ou quoi ?
Et bah non ! Aujourd'hui, c'était le premier jour de mon congé de maternité !
Et je peux vous dire que j'ai fêté ça dignement comme il se doit, avec plein de petits plaisirs rien que pour moi !
Et dire que j'ai huit semaines comme ça devant moi avant l'accouchement ! C'est TROP BIEN !
Bon courage à vous toutes qui allez bosser pendant ce temps !
Un peu de lecture
Entre les siestes-grossesse, les heures au lit - maladie, les temps de garde d'enfants grippés, le mois qui vient de s'écouler a été très propice à la lecture. Voici un petit résumé des livres que j'ai lus qui vous donnera peut-être des idées !
La Société des Jeunes Pianistes (Ketil Björnstad)
J'ai eu un vrai coup de coeur pour ce roman qui nous invite à suivre le parcours de jeunes prodiges de la musique à Oslo à la fin des années 1960. Parcours initiatique dans la musique mais aussi dans la vie tout court, pour cette poignée d'adolescents qui découvrent leur talent, les sources de leur motivation, leurs réactions face à la pression des concours de piano, mais aussi leurs premiers émois, leurs choix qui guideront leur future vie d'adultes. Seul le dénouement m'a laissée un peu sur ma faim mais j'ai bien accroché à cette histoire, bien racontée et à ses personnages attachants.
La dame en bleu (Noëlle Chatelet)
Solange est une cinquantenaire de son temps, jolie, pressée, amoureuse. Sa vie va basculer le jour où elle va suivre dans la rue une vieille dame vêtue d'une robe de crêpe bleu et qui marche à son rythme, lentement, comme en dehors du rythme trépidant de la ville. A partir de ce jour, Solange s'applique à suivre cet autre tempo et découvre le plaisir de prendre son temps, de la contemplation, et du retour à l'essentiel. J'avoue que je n'ai pas été emballée par ce livre ! Il se lit vite, très facilement, mais l'histoire... comment dire ?... bof ! Pas palpitant, pas très intéressant, ça ne m'a ni touchée, ni emportée, ni interréssée. Bref, j'ai l'impression d'être passée à côté.
Tsubaki et Hamaguri - Le poids des secrets tomes 1 et 2 (Aki Shimazaki)
Dès les premières lignes, on est saisi par la beauté de l'écriture, épurée, limpide, telle le tracé au pinceau des idéogrammes japonais. Et on est plongé tout de suite dans l'univers du Japon d'après guerre à Nagazaki où on suit, sur plusieurs tomes, l'histoire d'une famille japonaise, à travers les yeux de différents personnages gravitant autour d'elle. Au moment de sa mort, une mère va révéler à sa fille un lourd secret de famille qui va emmener celle-ci sur le chemin de la découverte de la vraie personnalité des membres de sa famille et nous les révéler leur complexité et leur ambiguité, au delà de la façade et de l'apparence préservée. Vous l'aurez senti, j'ai beaucoup aimé ces deux petits livres (les trois suivants sont déjà en commande) que j'ai dégusté comme des mets précieux. On y retrouve toute la finesse et la complexité de la société et de la culture japonaise, mais aussi une histoire haletante et bien construite.
Ma femme de ta vie (Carla Guefelbein)
Deux étudiants que tout semble opposer deviennent amis dans le Londres des années 1980. Entre Théo, le britannique timide et réservé, qui semble mener sa vie au fil de l'eau et Antonio, l'exilé chilien exalté et sûr de lui, une attraction étrange se crée. Ils sont tous les deux idéalistes, engagés, et amoureux de la même femme, Clara, aussi belle et fascinante que compliquée. Une histoire de parcours cahotique où chacun essaie de faire les bons choix et de tirer son épingle du jeu, des relations humaines et amoureuses troubles et cachées, une trahison... les amis finissent par se séparer. Mais voilà que 15 ans plus tard, Antonio - devenu le mari de Clara - reprend contact et invite Théo au Chili et le mettre de nouveau face à face avec la femme de sa vie...
Mouais... bof ! L'idée de départ était bonne, mais j'ai trouvé que l'histoire manquait de souffle et d'élan. L'écriture est souvent un peu lourde et inutilement compliquée. On s'intéresse pas vraiment aux personnages, ils deviennent même parfois un peu irritants à tourner en rond comme ça, à s'enliser dans une intrigue qui n'avance pas et j'ai fini par m'ennuyer... La fin relance un peu l'intérêt, mais ça ne restera de toute façon pas un best-off pour moi.
Et vous, vous avez aimé ces livres ? Ca vous donne envie de les lire ? Vous avez des titres à me conseiller ?
Déguisement Acte II : la cape !
Après le jupon, il s'agit de penser à ce qui va aller dessus.
Meuh non, pas la robe, pas tout de suite, de toute façon je peux pas vous montrer, elle est pas finie !
Mais n'oublions pas que nous ne sommes qu'en mars, et comme dit le célèbre diction "en mars, ne te découvre pas d'un... heu... c'est quoi déjà le diction pour mars ??
Enfin, toujours est-il que, sortant à peine d'une inoubliable série de maladies (d'ailleurs, en est-on vraiment sortis ??), je frémis rien qu'à l'idée que ma MaxiPoulette défile en petite robe. Alors hop ! allons-y pour la pelisse royale !
Pour le patron, j'ai utilisé la cape de peau d'âne de Citronille comme base. Mais j'ai redessiné le patron pour retirer les pattes de l'âne, les oreilles (et la queue ? ;-))). J'ai rajouté une bordure en fourrure, un peu agrandi la capuche et travaillé la doublure et la fourrure pour que la cape soit entièrement réversible.
Pour les tissus, que du beau ! De la fourrure blanche à poils courts, de la doublure acétate qui fait genre satin, et un superbe velours noir, rebrodé de roses violettes pailletées. Une petite folie, ce velours, mais qui fait vraiment de l'effet.

Et j'ai ajouté un lien élastique et un joli bouton brillant pour fermer la cape.
Et alors, qu'en dit la princesse ? La cape est-elle suffisamment royale ??

The fiche technique :
- Modèle: Cape de peau d'âne revisitée (Contes de Fée Intemporels, Citronille)
- Taille: 6 ans, pour ma grande Maxipoulette de bientôt 6 ans et demi (qui met du 8 ans du commerce). Ca taille plutôt grand.
- Modifs: Pattes et oreilles d'âne retirées, capuche un peu agrandie, ajout d'une bordure en fourrure, ajout d'un lien élastiqué sur un bouton pour pouvoir attacher, cape entièrement réversible.
- Tissus: Velours noir brodé de roses violettes pailletées et doublure acétate parme dénichés aux Tissus Orientaux, Fourrure synthétique blanche à poils courts achetée au Marché St Pierre.
- Mercerie: Joli bouton, fils et élastique de chez ma mercière.
- Mon avis: Le rendu est vraiment à la hauteur de ce que j'avais imaginé. Par contre, je me suis un peu battue avec le décalcage du patron. C'est plutôt mal expliqué et les couleurs déterminant chaque modèle sont très proches les unes des autres, ce qui n'aide pas ! Le plus gros problème est venu du métrage : même avec des tissus en 140, la largeur est insuffisante pour tailler le dos de la cape en une seule pièce. Et vu que mon velours était en 120... J'ai donc taillé le dos en deux parties, jointes par une couture au milieu du dos. Sur le velours, ça ne se voit pas, mais sur la doublure satinée c'est un peu dommage. Pour la suite, la réalisation est plutôt simple et rapide.

Je ne me lasse pas de la voir virvolter et se raconter des belles histoires dans sa cape. Ca tourne, ça sert de cachette, on peut être la reine, ou bien la sorcière, c'est top, cette cape !
Un petit dernier avant le printemps !
Je vous avais dit que les maladies multiples dans notre famille avaient au moins eu l'avantage de permettre aux en-cours tricot de monter vite, vite, vite...
Et comme malgré le redoux, nous ne sommes pas encore au printemps et que les températures matinales sont encore bien fraîches,
Et comme, après ma grippe, je me paye le luxe d'une rhino-pharyngite (whaa, trop génial... Le Doliprane est mon ami...),
Et comme j'étais la seule fille de la famille à ne rien avoir à me mettre autour du cou (si, si, je vous assure, on m'appelle Cosette...)
Y'avait pas de raison !
Alors 4 écheveaux de Baby Alpaga Chunky plus tard...

Et voilà, un maxi- snood tricoté dans une Chantilly bleu glacier, juste pour moi.
Un régal à tricoter, qui monte tout seul malgré le point mousse... et un régal à porter tellement c'est doux, c'est moelleux, c'est chaud.
On en aurait presque envie de garder sa bronchite plus longtemps, rien que pour pouvoir continuer à le porter (enfin, je rigole, hein, si elle pouvait me lâcher cette put$*%&£$$ de toux...).
Niveau tuto, c'est simplissime : monter 50 mailles sur une aiguille 6 ; tricoter tout droit au point mousse jusqu'à épuisement des ingrédients. Rabatte et coudre les deux extrémités ensemble. Déguster...
Et comme c'est bien large et bien enveloppant, on peut faire deux tours autour de son cou, et même remonter le snood en capuche sur sa tête, pour les jours de grand rhume froid. Trop top, non ? En tout cas, moi, je l'adore !

The fiche technique:
- Laine: Baby Alpaga Chunky de Cascade Yarn, 4 écheveaux achetés chez Lil Weasel lors de ma virée shoping de Noël, et tricotés en 6.
- Modèle: Perso ultra-simple, un rectangle de 50 mailles tricotées au point mousse, dont on coud les deux extrémités pour faire un anneau à passer autour du cou.
- Taille: Au final, le maxi-snood mesure 37 cm de large et 140 cm de long.
- Mon avis: J'adore le moelleux, la douceur et le confort de cette laine toute en chantilly. Un vrai doudou à porter autour du cou. Ultra simple, rapide à tricoter et résultat bien sympa.
Et une de plus, une !
- Et 4 grippes pour la 12, quatre !
- Oui Chef !!




Et bah voilà, on y est ! Le pire cauchemar des cauchemars, tous les 4 malades en même temps d'une belle grosse grippe carabinée ! Ouille !! Heureusement, nous sommes à des degrés divers : mon homme en sort doucement, mais commence à pouvoir faire quelques bricoles dans la journée, comme préparer un repas pour une famille par exemple, moi je suis dans les derniers jours de grosse fièvre, mal partout, la tête en citrouille et la toux d'outre-tombe, et mes deux poulettes, elles, sont au tout début, mais, je dois dire que ça part très fort avec du 39.5 pour Mini Poulette, et du 39.7 pour Maxi Poulette. Les deux KO assommées devant la télé... (Y'a bien que Micro Poulette pour relever un peu la moyenne familiale, bien au chaud dans mon bidou !)
Et tout ça, bien entendu, pendant les vacances ! C'est tellement plus sympa les vacances en étant malade !
Mais puisqu'il vaut toujours mieux voir le verre à moitié plein que le verre totalement vide (oui, bon, j'adapte à la situation !), il y a quand même deux points positifs à cette situation ubuesque :
1. on n'avait pas réservé de vacances hors de prix dans un chouette endroit cette année
2. niveau tricot et lecture, ça avance super vite en ce moment ;-)).
Je vous dis à bientôt, quand la maison ne sera plus déclarée pestiférée...
Je ne vous embrasse pas, y'a des jours où le virtuel a du bon...



























