Et voici la moisson de ces dernières semaines :

 

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Les Yeux Jaunes des Crocodiles de Katherine Pancol :

Ah que c'était bien ! Léger, rafraichissant, sans prise de tête, le bouquin parfait pour les vacances ! Sans doute pas de la haute littérature, pas d'univers particulier, pas d'écriture époustouflante, mais juste le plaisir de se laisser aller dans ce roman plein de rebondissements, où l'on suit la petite vie d'une femme toute simple, timide et peu sûre d'elle , qui essaye de tirer son épingle du jeu alors que son mari la quitte et qu'elle se retrouve endettée, sans le sou, pour faire vivre ses deux filles. C'est sans compter sur son opiniatreté, sa droiture et ses valeurs, et quelques coups de chance aussi. Un roman facile, agréable, qui se déguste comme une sucrerie ! Bien sûr les tomes 2 et 3 sont sur ma liste.


Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde :

Mon Dieu, que j'ai souffert ! Que ce bouquin m'a paru long et ennuyeux ! Alors de deux choses l'une, soit je ne suis pas faite pour la Littérature, avec un grand L, soit l'écriture a fort vieilli et n'est plus vraiment dans les standards actuels. Quoi qu'il en soit, moi qui voulait faire ma ma cultivée, en lisant ce classique que je n'avais jamais lu, ça m'apprendra à faire ma maligne ! J'ai failli l'abandonner dix fois, tellement je trouvais que l'auteur blablatait pour ne rien dire, disgressait à tout va, histoire de nous balancer des bribes de réflexions philosophies ultra stéréotypés. L'histoire, tout le monde la connaît: c'est celle d'un jeune homme qui craint de vieillir et de perdre son éclat. Il hérite d'un autoportrait peint par un ami. Durant les scéances de pose, il fait le voeu que le tableau vieillisse à sa place. Une fois le tableau chez lui, alors que le jeune homme perd peu à peu sa candeur et que son ame se corrompt, il constate avec stupeur et effroi que le tableau commence à changer...

L'intrigue est superbe, bien entendu, et c'est justement pour elle que j'ai eu envie de lire ce livre. Mais alors !... Que de longueurs, que de disgressions, dont l'utilité m'a laissée fort dubitative. J'ai commencé à accrocher un peu à ce livre à la 120ème page (sur 250, c'est dire...) et je me suis un peu acharnée pour aller au bout. Un gros flop pour moi !

 

Les fiancées du Pacific de Yoyo Moyes:

Ouais, pas mal ! Pas l'extase non plus, mais ça se laisse lire. Le sujet est original et méconnu (enfin au moins de moi, humpf...). Le livre raconte la traversée en porte-avion de quelques 650 femmes australiennes ayant épousé des militaires britanniques pendant la seconde guerre mondiale, et qui quittent famille, amis et terre natale pour rejoindre leur mari en Angleterre, et découvrir leur nouvelle famille et leur nouvelle vie. L'auteure s'intéresse en particulier à 4 femmes et à travers leur histoire, montre l'insouciance, la frivolité de ces jeunes femmes, mais aussi leurs doutes, leurs questionnements vis-à-vis de leur vie à venir, de leurs relations avec ce mari qu'elles connaissent à peine. On ressent aussi l'incroyable courage (ou inconscience ?!!) de ces épouses de guerre à se lancer dans ce pari incroyable et à vouloir croire à un avenir à l'autre bout du monde. Parfois répudiées en cours de traversée, parfois amoureusement attendues, parfois trahies par un homme indélicat, parfois compromises par leur contacts avec les hommes d'équipage, le destin de ces femmes va se nouer au cours de la traversée. Une belle histoire, bien écrite, inspirée de faits réels, qui m'a permis de découvrir un pan de l'Histoire que j'ignorais. Pour autant, j'ai trouvé le livre un peu long, car tout se situe pendant la traversée qui dura 6 semaines. Sur la fin, le rythme s'accélère un peu mais on aurait aimé en savoir un peu plus sur leur nouvelle vie une fois débarquées.

 

Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guénassia:

Alors là, on finit en beauté, j'ai adoré ce livre et dévoré ses 768 pages (ah oui, quand même !) sans sourciller ! C'est bien écrit, c'est léger et bourré de références historiques en même temps, c'est la petite histoire dans la grande, et comme dit ma copine Tynn, on apprend plein de choses en lisant ce livre. C'est l'histoire de Michel Marini, qui a 12 ans en 1959, l'époque du rock 'n roll et de la guerre d'Algérie. Photographe amateur, lecteur assidu, cinéphile et joueur de baabyfoot, le jeune garçon va découvrir les échecs au sein d'un club privé, hébergé dans l'arrière salle d'un café parisien, le Balto, où se retrouvent une poignée de parias d'Europe de l'Est ayant tout quitté et franchi le Rideau de Fer pour sauver leur peau. On découvre petit à petit leur histoire, leurs idéaux et le cheminement de Michel entre ces personnages hauts en couleur, liés par un terrible secret. Cette rencontre bouleversera sa vie... Le récit est foisonnant, les personnages tous captivants et l'ensemble nous entraîne dans un tourbillon de vie, d'amour et de drames dans le Paris des années 60, où on ne s'ennuie pas une minute ! Un roman à ne pas laisser passer !